WASSELONNE – Eglise protestante

Photo : J.Ph.Grille

Jean-André et Jean Daniel Silbermann

1745

Inscrit au titre des Monuments Historiques en 1971 (partie instrumentale) et 1972 (buffet)

L’histoire de l’orgue à tuyaux à Wasselonne, du moins dans l’état actuel de nos connaissances, a commencé en 1734, C’est à cette date en effet qu’un premier contact a été établi avec André Silbermann par les paroisses simultanées de Wasselonne. Mais bien que les Silbermann aient acheté dans cette localité une partie de leur bois de chêne, chez les marchands de bois Dürr et Spreng, ils ne parvinrent pas à y livrer d’orgue neuf. Un instrument de dix jeux sur un clavier unique et une pédale indépendante fut bien commandé à Andreas Silbermann et commencé avant son décès, survenu le 16 mars 1734. Mais en raison de la Guerre de Succession de Pologne, la Ville de Wasselonne renonça à cette acquisition et l’instrument fut livré en 1736 à Muhlbach. Un orgue plus petit fut néanmoins acheté vers 1735 auprès de Joseph Waltrin, avec la composition suivante : 

Bourdon 8 , Flutte 4,  Nazard 2 2/3 B/D,  Doublette 2 B+D, Tierce 1 3/5  B+D, Voix humaine 8 B ?, Cromorne 8 D ?

Ce cabinet d’orgue en chêne comportait 71 tuyaux en bois et deux tremblants. Il fut démonté puis remonté dans la nouvelle église en 1757, puis vendu en décembre 1791 à la paroisse catholique de Romanswiller, où il disparut au cours du XIXème siècle.

Pendant ce temps l’histoire de notre orgue a déjà commencé : en 1744, Jean-André Silbermann a reçu du chapitre des Dominicains de Guebwiller commande de son 14ème ouvrage. L’ instrument fut construit dans l’atelier de Strasbourg, en grande partie sous la responsabilité de Johann Daniel Silbermann, le frère cadet de Johann Andreas. C’est Johann Daniel qui partit à cheval le 24 juin 1744 pour Guebwiller, signa le 27 juin un marché pour un orgue neuf à placer dans l’église des Dominicains et revint le 28 juin. Le marché fut signé pour 4.200 livres, mais lorsque J.A. Silbermann entra en négociations avec les chanoines de Lautenbach, en 1766, il cita l’orgue des Dominicains de Guebwiller comme ayant coûté “seulement 6.000 livres”. Cette différence de prix peut s’expliquer partiellement par le fait que le clavier d’écho semble avoir été commandé en cours de chantier, mais cela ne suffit pas à justifier une différence de 1.800 livres. C’est l’orgue des Dominicains de Colmar, livré en 1726 par Andreas Silbermann, qui servit de modèle pour celui de Guebwiller, avec deux jeux supplémentaires (Flûte 4 au grand-orgue et Trompette 8 à l’écho) mais une étendue de pédale réduite à 20 notes au lieu des 25 notes présentes à Colmar. Le nouvel instrument fut chargé le 29 mai 1745 sur trois bateaux remontant l’Ill. C’est également Johann Daniel qui alla monter l’instrument à Guebwiller, accompagné de son frère Johann Heinrich, alors âgé de 17 ans, et d’un compagnon, pendant que Johann Andreas terminait l’écho à l’atelier. C’est encore Johann Daniel qui semble avoir signé dans la laye du grand-orgue “Silbermann à Strasbourg 1745”. Johann Andreas envoya l’écho par bâteau le 22 juillet et partit le 24 juillet à Guebwiller pour participer à l’harmonisation des jeux. L’instrument fut achevé le 9 septembre 1745. Il était installé sur le jubé séparant la nef du chœur, dont la largeur est encore indiquée aujourd’hui par l’élégant claustra qui avait été conçu spécialement pour les lieux et qui a été transféré avec l’orgue. L’arc en ogive de plus de 9 mètres qui le surplombait permettait au buffet de 7,36 mètres de se terminer par le diadème classique. Bien que la hauteur sous plafond de l’église de Wasselonne n’ait pas permis le maintien de ce décor, on peut encore l’observer aujourd’hui car il a été disposé de chaque côté du buffet de Positif. Ce dernier ne comporte pas la magnifique tourelle centrale trilobée que Silbermann, à la même époque, livra à Soultz. On dit souvent qu’il s’agissait de reproduire l’instrument des Dominicaines de Colmar, construit par André Silbermann, le père, en 1726. En réalité, c’est peut-être justement pour la même raison que ces deux instruments ont une esthétique dépouillée : orgues de couvent, ils sont d’abord destinés à la prière. Quant à la composition , elle est très classique de la manière de Jean-André à cette époque de sa carrière. Comme pour le buffet  les proportions très réduites de la pédale (20 notes, 3 jeux) s’expliquent par la destination essentiellement cultuelle de l’instrument.

 En octobre 1750, après avoir livré l’orgue de Soultz, Johann Andreas Silbermann passa deux jours à Guebwiller, nettoyant tous les jeux sauf les Mixtures et les anches. Ensuite, ce fut Louis Dubois qui entretint l’instrument pendant quelques années, comme J. A. Silbermann l’apprit en 1766. Le facteur strasbourgeois revint à Guebwiller en 1770, pour recevoir la commande d’un orgue neuf pour le couvent des Dominicaines, et il trouva l’instrument des Dominicains dans un état catastrophique, “bestiallement désaccordé”, car il avait été très mal accordé par le fils du maître d’école Drachsler. Lorsqu’il posa l’orgue des Dominicaines en 1771, il logea au couvent des Dominicains et répara un peu leur “orgue massacré”, sans ressouder les tuyaux entaillés ou déchirés et sans nettoyer les tuyaux de façade.

 Mais l’instrument ne resta pas longtemps dans son église d’origine. Il n’avait pas subi de modification sensible quand survint la révolution française. On sait que l’Assemblée nationale, à la fois par conviction anticléricale et pour trouver de nouvelles recettes fiscales a nationalisé les biens du clergé le 2 novembre 1789. Mais ce qui n’était au départ qu’une séquestre très symbolique va devenir ensuite pour les ennemis du nouveau pouvoir dont l’Eglise faisait évidemment partie, une triste réalité : durant l’été 1791 pour financer les assignats le Comité de Salut public se met à vendre les Biens nationaux. A Guebwiller l’opération est rendu encore plus facile par la dissolution des ordres monastiques prononcée le 13 février 1790. L’orgue Silbermann y est vendu le 17 novembre 1791 : l’acquéreur est le conseiller André Bebel qui représente la commune de Wasselonne. L’ensemble est démonté, chargé sur  des charrettes à bœufs et transporté à Wasselonne par le voiturier Jean-Jacques Bachmann. Le facteur Jean-Nicolas Toussaint de Westhoffen est chargé de l’installation qui se déroula du 29 mai au 9 septembre 1792, date de l’inauguration. Le même sort a affecté les instruments de Mollau, Saint-Etienne et Sainte-Marguerite à Strasbourg, Gottenhouse, Saint Léonard, Marbach, Pairis, des Dominicains et des Dominicaines de Colmar, des Dominicaines de Sélestat, et des Dominicaines … de Guebwiller. Mais un destin somme toute moins regrettable que celui des 1200 instruments détruits avec leur église au moment de la “Grande Peur” d’août 1789 dans les régions les plus troublées du pays (Provence, Maconnais, Dauphiné). 

 Par la suite bien entendu l’évolution des goûts et des modes joua là-aussi son rôle funeste . En 1823, Joseph Stiehr posa trois soufflets neufs, probablement à un pli. Il reprit les anciens soufflets de Silbermann et les revendit à Romanswiller, pour alimenter en vent l’orgue Merckel de 1747, actuellement conservé à Gottenhouse.  A partir de 1842, il fut noté que l’orgue était délabré. Les paroisses catholique et protestante demandèrent à la commune une remise en état, en en profitant pour modifier la composition des jeux. C’est tout à l’honneur de l’architecte départemental Charles Morin que d’avoir tenté de s’opposer à deux reprises, les 30 juillet 1846 et 24 novembre 1847, à ces projets de transformation :

Malheureusement le conseil resta lettre morte et  la municipalité accepta 18 juillet 1848 le devis de 3070 Fr. proposé par la maison Stiehr-Mockers. Les modifications suivantes furent effectuées :

  • remplacement des claviers de Silbermann par des claviers plaqués en blanc
  • remplacement de la Tierce du grand-orgue par une Gambe 8 
  • remplacement du Nazard, de la Tierce et de la Fourniture du positif par un Salicional 8 et un Basson-Hautbois 8 
  • ajout d’un Prestant 4 et d’un Clairon 4 à la pédale
  • recul de 2,40 m du grand buffet avec une nouvelle mécanique de positif.

Devis de Stiehr – 1849

Les travaux furent réceptionnés le 27 juillet 1849 et la dépense de 3.070 francs fut augmentée de 103 francs pour la clôture arrière. En outre, Stiehr remplaça divers tuyaux dans des jeux Silbermann, comme par exemple dans les Bourdons 16 et 8 du grand-orgue. Une Contrebasse de Stiehr existait également dans l’orgue avant la restauration de 1992 (depuis lors elle a été replacée dans l’orgue Stiehr de Helfrantzkirch), mais sans que l’on sache si elle fut livrée dès 1849 ou ultérieurement. Emile Wetzel nettoya l’instrument en 1875, pour 550 francs. Près de vingt ans après, en 1894, son frère Charles Wetzel fut chargé d’une nouvelle transformation. Le traité du 26 mars 1894 prévoyait pour 690 Mk un nettoyage, l’amélioration de la Gambe 8 (de Stiehr), la regarniture des calottes mobiles des Bourdons, le complément du Cornet et à nouveau trois claviers neufs, qui furent effectivement posés. Mais il y eut aussi des changements de jeux : 

  • la Cymbale et la Voix humaine du grand-orgue furent remplacées par une Flûte 8 et un Clairon 4
  • le Prestant 4 et la Doublette 2 du positif furent décalés en Montre 8 et Prestant 4
  • le Cromorne 8 du positif fut remplacé par une Voix céleste.

Le Straßburger Bürger-Zeitung salua ces travaux : “Le bel ouvrage de Silbermann a significativement gagné”, avec “un pas en avant dans le domaine de la facture d’orgues”.

 La dernière intervention de la famille Wetzel date de 1926, date à laquelle Edgard Wetzel posa un ventilateur neuf.

Claviers Wetzel -1894   (situation en 1991)

Photo : Gaston Kern

En 1942, Ernest Muhleisen, ancien harmoniste de Roethinger qui venait de s’installer à son propre compte, entreprit de nouvelles transformations :

  • il remplaça au positif la Voix céleste de Wetzel et le Basson-Hautbois de Stiehr par une Cymbale de 3 rgs et un Cromorne 8 avec corps en zinc 
  • il remplaça le Prestant 4 de Stiehr à la pédale par un Violoncelle 8 en zinc 
  • il pneumatisa la traction de la pédale, en portant l’étendue de 20 à 30 notes

D’autres transformations étaient prévues mais la paroisse protestante, qui se retrouva seule affectataire du bâtiment après le départ de la paroisse catholique en 1941, n’eut pas les moyens de financer ces travaux. Un “inconvénient” qui a permis à l’instrument de conserver l’essentiel de son matériel ancien, notamment les sommiers.

 

Tirage pneumatique du sommier de pédale (en 1991)

Photo : Gaston Kern

Classé au titre des Monuments historiques le 15 novembre 1971 pour la partie instrumentale et le 6 décembre 1972 pour le buffet, l’orgue fut restauré en 1991-1992 par Gaston Kern, à l’initiative de l’association des Amis de l’orgue Silbermann de Wasselonne, fondée en 1980. La composition d’origine fut rétablie. Les tuyaux de Stiehr, Wetzel et Muhleisen furent déposés. Quelques aménagements par rapport à l’état initial furent consentis :

  • ajout d’un Prestant 4, d’une Bombarde 16 et d’un Clairon 4 à la pédale
  • extension de l’étendue de pédale à 27 notes
  • ajout d’une tirasse de grand-orgue

Claviers Kern (1992)

Photo : J.Ph.Grille

Depuis, les trois soufflets cunéiformes ont été reconstruits en 2010 par Jean-Christian Guerrier.

soufflets J.Ch.Guerrier (2010)

Photo : J.Ph.Grille 

En 2016 la maison Muhleisen a effectué un relevage très complet : à  cette occasion un sommier supplémentaire neuf a été disposé derrière le sommier Silbermann de pédale. Reprenant les chapes et les registres de Stiehr il permet dorénavant une bonne alimentation de la Bombarde et du Prestant. 

Le nouveau sommier additionnel de pédale de 2016

Photo : J.Ph.Grille

Les éléments de Stiehr sont facilement repérables par leur couleur.

Photo : J.Ph.Grille

Composition d’origine (1745)

Composition Stiehr (1849)

Composition en 1991 (avant la restauration)

Composition actuelle

Analyse détaillée de la tuyauterie

 

Positif de dos :

Bourdon  8    

Jeu de Silbermann, sauf 12 tuyaux de G. Kern (ds-d’).

C-cs en bois, bouchés et postés, avec face avant en chêne et trois autres faces en sapin.

d-c”’ en plomb, à cheminées, avec calottes soudées.

Prestant  4    

Jeu de Silbermann, sauf 12 derniers tuyaux de G. Kern (cs”-c”’), car le jeu avait été décalé en Montre 8.

C et Cs en bois, ouverts et postés, avec face avant en chêne et trois autres faces en sapin.

D-h en façade, en étain, avec pattes d’accord de G. Kern, sans oreilles.

c’-c”’ sur le sommier, en étain sur pieds d’étoffe, coupés au ton. c’-c” avec oreilles. Pieds de 205 mm de hauteur.

Flûte  4          

Jeu de Silbermann, sauf 9 tuyaux de G. Kern (Ds-A, cs’ et c”’).

C-D en bois, bouchés et postés, avec face avant en chêne et trois autres faces en sapin.

Ds-c”’ en plomb, à cheminées, avec calottes soudées.

Nazard  2 2/3

Jeu de G. Kern, sauf 3 tuyaux de Silbermann (fs, h et f’).

Tuyaux en plomb.

C-h à cheminées, avec calottes soudées.

c’-c”’ ouverts, coupés au ton, sans oreilles.

Doublette  2 

Jeu de Silbermann, sauf 23 tuyaux de G. Kern (C-Gs, ds, e, fs et d”-c”’).

Tuyaux en étain sur pieds de plomb, coupés au ton, sans oreilles. Pieds de 180 mm de hauteur.

Tierce  1 3/5  

Jeu de G. Kern, sauf 23 tuyaux de Silbermann (c-g, a-b’ et c’).

Tuyaux en plomb, coupés au ton, sans oreilles.

Fourniture  3 rgs      

Jeu de G. Kern.

Tuyaux en étain sur pieds de plomb, coupés au ton. La composition a été copiée à Ebersmunster :

C                   c               c’                c”

1               1 1/3            2                4

2/3               1            1 1/3         2 2/3

1/2             2/3              1                2

Cromorne  8 

Jeu de G. Kern.

Corps en étain, pieds en plomb, noyaux en olive, rigoles en laiton.

 

Grand-orgue :

Bourdon  16  

C-H en sapin, bouchés et postés, de Silbermann sauf Cs, Ds, G et A de G. Kern.

c-c’ en chêne, bouchés et postés, de Silbermann.

cs’-c”’ en plomb, à cheminées (sauf cs’-ds’ bouchés en raison de la proximité de la pièce gravée du Cornet), avec calottes soudées. Tuyaux renouvelés par G. Kern.

Montre  8      

Jeu de Silbermann.

C-ds’ en façade, en étain, avec pattes d’accord de G. Kern, sans oreilles.

e’-c”’ sur le sommier, en étain sur pieds de plomb, coupés au ton, sans oreilles.

 Bourdon  8   

C-c en chêne, bouchés et postés, de Silbermann.

cs-c”’ en plomb, à cheminées et calottes soudées. cs-h de G. Kern et c’-c”’ de Silbermann.

Prestant  4    

Jeu de Silbermann.

C-cs en façade, en étain, avec pattes d’accord de G. Kern, sans oreilles.

.d-c”’ sur le sommier, en étain sur pieds de plomb, coupés au ton. d-cs” avec oreilles. Pieds de 210 mm de hauteur.

Nazard   2 2/3

Jeu de Silbermann, sauf gs” et c”’ de G. Kern.

C-c”’ en plomb, ouverts, coupés au ton, sans oreilles, avec pieds de 185 mm de hauteur.

Doublette  2         

Jeu de Silbermann, sauf E, F, a” et c”’ de G. Kern.

C-c”’ en étain sur pieds de plomb, coupés au ton, sans oreilles. Pieds de 185 mm de hauteur.

Tierce  1 3/5  

Jeu de G. Kern.

C-c”’ en plomb, coupés au ton, sans oreilles.

Cornet  5 rgs   

Jeu posté sur deux pièces gravées en chêne, de Silbermann, avec peau d’origine et postages en plomb.

Tuyaux en plomb, avec pieds de 185 mm de hauteur.

Rang de 8′ à cheminées, avec calottes soudées.

Autres rangs ouverts et coupés au ton.

Tous les tuyaux sont de Silbermann, sauf 8 tuyaux de G. Kern :

c’ de 8′, c”’ de 2′ et cs”, fs”, gs”, b”, h” et c”’ de 1 3/5.

Fourniture  3 rgs      

Jeu de Silbermann, sauf h” du rang aigu de G. Kern.

Tuyaux en étain sur pieds de plomb, coupés au ton. Pieds de 190  mm de hauteur. Composition restée celle d’origine :

C                     c                c’               c”

1 1/3               2               4                8

1                   1 1/3         2 2/3           4

2/3                  1                2            2 2/3

Cymbale  3 rgs          

Jeu de G. Kern, sauf Ds et Fs du rang grave de Silbermann.

Tuyaux en étain sur pieds de plomb, coupés au ton. Composition  copiée à Ebersmunster :

C                   c                c’               c”

1                1 1/3            2                4

2/3               1              1 1/3         2 2/3

1/2              2/3              1                2

Trompette  8

Jeu de Silbermann, sauf C-Fs et h’ de G. Kern.

Pavillons en étain, pieds en plomb, noyaux carrés pour C-H, à bagues pour c-g et en olive pour gs-c”’. Rigoles d’origine, languettes anciennes  et rasettes de Stiehr.

Voix humaine  8       

Jeu de G. Kern.

Corps en étain, avec calottes soudées ouvertes à la moitié, pieds en plomb, noyaux en olive, rigoles en laiton.

 

Echo :

Bourdon d’écho  8   

Jeu de Silbermann, sauf c’ de G. Kern.

Tuyaux en plomb, à cheminées et calottes soudées. Oreilles. Pieds de 175 mm de hauteur.

Prestant d’écho  4           

Jeu de Silbermann.

Tuyaux en plomb, ouverts, coupés au ton, sans oreilles.

Cornet d’écho 3 rgs   

Jeu de Silbermann, sauf h” de 2 2/3, c”’ de 2′ et a” de 1 3/5 de G. Kern.

Tuyaux en plomb, ouverts, coupés au ton, sans oreilles.

 Trompette  8           

Jeu de G. Kern.

Pavillons en étain, pieds en plomb, noyaux en olive, rigoles en laiton.

 

Pédale :

Flûte  16        

C-d’ en sapin, ouverts, coupés au ton, sans languettes ni plaquettes d’accord. 13 tuyaux sont de Silbermann (Cs, Ds, E, F, FS, G, Gs, A, cs, d, e, fs et g) et les 14 autres sont de G. Kern.

Flûte  8          

C-d’ en sapin, ouverts, coupés au ton, sans languettes ni plaquettes d’accord. Tuyaux de G. Kern sauf Cs, F, G, H, cs, ds, e, f et g de Silbermann et Fs, Gs, c et fs partiellement de Silbermann. Les bouches des tuyaux anciens ont été remontées par E. Muhleisen et celles des tuyaux neufs ont été ouvertes à la hauteur des bouches remontées. Les pieds des tuyaux C-g sont presque tous de Silbermann, tournés en frêne, avec la note marquée à l’encre ; ceux de C-H sont plus longs, pourdégager les bouches de la Flûte 16.

Prestant  4    

Jeu de G. Kern.

C-d’ en étain martelé, coupés au ton, sans oreilles.

Bombarde  16           

Jeu de G. Kern, en copie de la Bombarde de Marmoutier (1746).

Pavillons en sapin, avec de la gaze au sommet, pointes en étain, noyaux carrés, pieds en étoffe. Rigoles en laiton.

Trompette  8

C-Fs et fs-d’ de G. Kern, G-H avec pavillons de Silbermann mais autres

éléments de G. Kern, c-f de Silbermann. Pavillons en étain, pieds en plomb, noyaux carrés pour C-H, à bagues pour c-g puis en olive, rigoles en laiton.

Clairon           4        

Jeu de G. Kern.

Pavillons en étain, pieds en plomb, noyaux à bagues pour C-G puis en olive, rigoles en laiton.